VISITE DE SOUILLAC

1 - DÉPART DE L’OFFICE DE TOURISME : ancienne église paroissiale Saint-Martin du XIIème siècle, restaurée au XVII ème siècle. Désaffectée depuis 1829 et siège de la mairie jusqu’en 1985, la salle Saint-Martin est désormais utilisée pour la célébration des mariages et les expositions artistiques – Prendre à droite route de Sarlat et longer l’église.

2 - PLACE BARNICOU : en vieux français signifie « petit seau ». Ancien puits qui marquait une des cinq portes d’accès à la vieille ville moyenâgeuse.

3 - PLACE PIERRE BETZ : Pierre Betz, grand amateur d’art, fut rédacteur en chef de la revue artistique et littéraire « Le Point », animateur du Syndicat d’Initiative de 1945 à 1969 – A gauche le monastère des Bénédictins du IXème siècle, détruit pendant les guerres de religions, puis reconstruit au XVIIème siècle – A droite, l’abbatiale Sainte–Marie dans son état du XIIème siècle puis remaniée au XVIIème siècle , fondée par Saint Eloi, sur une terre donnée par Clovis II, à l’emplacement d’une ancienne église du temps de Louis Le Pieux dit « Le Débonnaire » (IXème siècle) – On peut admirer son chevet avec ses chapelles et absides caractéristiques de l’art roman – Visiter l’intérieur.

4 – PLACE DE L’ABBAYE : Créée au XVIIème siècle sur l’emplacement des jardins et du cimetière de l’abbaye. Les constructions qui l’entourent datent de 1810 à 1820 – A l’entrée de l’abbatiale se trouve la Tour Porche de l’église, vestige de l’époque carolingienne du début du Xème siècle, restaurée de 1948 à 1951.

5 – VISITE DE L’ABBATIALE : En entrant, le Narthex, antichambre de l’église. Noter d’emblée les admirables proportions de l’édifice. Longueur de la nef : 55 m, largeur du transept 33 m, largeur de la nef 14 m, ce qui lui confère la forme d’une croix latine parfaite – Les trois coupoles à la file, bâties sur pendentifs ont une hauteur de 24 m pour les deux premières, 26 m pour la troisième. Leur diamètre est de 11 m pour les deux premières et 13 m pour la dernière. En entrant, sur la gauche, curieux retable polyptyque du XVIème siècle orné des Mystères du Rosaire. Plus avant, une toile de Chasseriau (XIXème siècle) « Christ à l’agonie » (offerte par le baron Dufour) – En se retournant, magnifique portail reconstitué avec les éléments de l’ancien portail extérieur détruit lors des guerres de religion. A droite, le trumeau et ses trois faces (le Péché, le Chaos, le Pardon), le prophète Isaïe, chef d’œuvre de l’art roman (André Malraux le contempla pendant trois heures), le tympan enfin représente la légende du moine Théophile, à gauche : Osée ou Joseph – En sortant, visitez la Nécropole découverte en 1948 avec ses sarcophages et ses chancels à entrelacs (VIIIème siècle, IXème siècle préromans). Subsistent également les fondations d’une des premières églises de Souillac, datant de Louis le Pieux (IXème siècle).

6 – MUSÉE DE L’AUTOMATE ET DE LA ROBOTIQUE : La plus complète et la plus riche collection d’Europe (plus de 1 000 pièces). Situé dans les jardins de l’abbaye, imaginé et crée en 1988 sous l’impulsion de l’actuel maire de Souillac Alain Chastagnol, à partir de la collection du fabricant Roullet-Descamps – A voir absolument.

7 – PLACE DE LA NAU : De nef = bateau. Lors des fortes crues de la Dordogne, des bateaux étaient amarrés à cet endroit – Face à vous, au n°14 et 16, Hôtel de Sales (seigneurs et barons de la Magdeleine, Verneuil et autres lieux, propriétaires du Château de Cieurac), bâtisse des XIIIème et XIVème siècles, ancienne hôtellerie du monastère où les religieux logeaient les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle - sur la façade, on retrouve, sculptés, la coquille et le bâton des pélerins – 1ère rue à droite : rue de Louqsor ainsi dénommée en mémoire de l’amiral Raymond Jean-Baptiste de Verninac, originaire de Souillac, qui a rapporté d’Egypte l’obélisque de Louqsor aujourd’hui sur la place de la Concorde à Paris – A gauche : rue de la Sourde, aboutissant à la Tour de la Sourde et au Moulin de Barebaste – A droite : face à la rue de la Sourde la rue Orbe, plus vieille rue de Souillac, aboutissant place du Beffroi. Du latin « obscurus » ruelle étroite et sombre, enjambée de ponts joignant les deux parties d’une même maison.

8 – RUE DU PONT : Au moyen âge, aboutissait au seul pont véritable permettant de franchir la Borrèze.

9 – RUE DE JUILLET : En souvenir des « 3 Glorieuses ». Aux n°10 et 12, Hôtel des Delpy de Lille (vieille famille souillagaise) qui d’apothicaire (1620) devient avocat au parlement de Bordeaux. Au n°9, Maison des Consuls, administrateurs de la ville, élus pour un an par 16 « prud’hommes » (jusqu’à la révolution).

10 – PLACE DU PUITS : Unique source d’approvisionnement en eau potable aux XVIIème et XVIIIème siècles, où « toute la ville doit aller s’approvisionner en eau » (délibération municipale en 1790).

11 – RUE DES OULES : Lieu où les artisans fabriquaient de grands pots ronds en terre cuite – Rue des Craquelins, « petits gâteaux », à gauche, ruelle située dans le « Barry de Campis » (probablement décharge publique à l’époque) – Rue Careyrou, en occitan « Carreira » signifie chemin de charretier ou ruelle déclive.

12 – PLACE DES TOILES : Emplacement réservé jadis, les jours de foire, aux marchands de tissus et de toiles.

13 – RUE DE LA HALLE : Ancien grand chemin de Paris à Toulouse, puis au XVIIème siècle, grand rue joignant la porte de la Borie à la porte Barnicou – Au n°15 : auberge du Chapeau Rouge (XVIIIème siècle) – Au n°16 : Hôtel des Bramel (vieille famille de marchands depuis le XVIème siècle) – Au n°10 : vaste Hôtel Dufour, du XIIIème siècle, remanié aux XVIIème et XVIIIème, résidence du Maître de Poste Dufour, père du Maréchal d’Empire.

14 – PLACE ROUCOU : (Rocher/Teinture Rouge) et RUE DU PRESSOIR

15 – PLACE BENETOU : Sorte de pré aux clercs, au moyen-âge , où avaient lieu les duels. Il subsiste la tour de la magnifique porte du Château des Giguet de la Tour, vieille famille noble, à Souillac depuis 1480, conseiller du Roi et Maire perpétuel de Souillac (1696) – Rejoindre la rue de la Halle.

16 – AVENUE GAMBETTA : Léon Gambetta, homme politique célèbre, est né à Cahors en 1838. Il quitta Paris assiégé, en ballon libre, en septembre 1870. Ardent défenseur de la République.

17 – PLACE DOUSSOT ou PLACE DE LA HALLE : Grande famille de bourgeois, notaires de 1500 à 1700, qui furent consuls de Souillac de 1696 à 1708, puis maire au XIXème siècle. A voir les façades de nombreux hôtels particuliers : A/ Hôtel Raymond de Verninac : la famille Verninac, à Souillac depuis 1480, donna de nombreux hommes célèbres, politiques, militaires et notamment des amiraux (voir les armoiries avec ancre marine au dessus de la maison des sœurs gardes-malades), François de Verninac fut Conseiller de l’île Ste Dominique (1717), Raymond de Verninac, marié à la sœur du peintre Delacroix, fut diplomate et ministre de Napoléon 1er. Raymond Jean-Baptiste de Verninac, qui rapporta d’Egypte l’obélisque de Louqsor, fut Ministre de la Marine, Amiral (1849), puis gouverneur de la Réunion, des Indes Françaises et de toutes les possessions françaises au-delà du Cap de Bonne Espérance – B/ Hôtel des Marquis de Cardaillac, aussi propriétaire du Château de la Treyne.

18 – PLACE SAINT MARTIN : On peut y admirer les restes du Beffroi de l’église Saint-Martin (XIème – XIIème siècle), partiellement détruit par l’éclatement de mines pendant les guerres de religion. Hôtel Nucé de Lamothe : écuyer du roi (1669), famille ayant également donné de nombreux hommes politiques depuis 1526.

19 – RUE ORBE : On aperçoit un de ses deux ponts (voir n°7)

20 – RUE DU CAPITAINE CLAVEL : « Le Bournazel Souillagais », né à Souillac et tué en 1908 à Bou Denib (Maroc).

21 – ALLÉES DE VERNINAC : En hommage à l’amiral (voir n°7).

22 – ESPLANADE HÔTEL DUFOUR : Voir n°13. Hôtel restauré en 1983 par l’actuelle municipalité et transformé en bibliothèque municipale.

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